Essai rapide de Frugalware 0.8 Kalgan
Pour me faire une idée de Frugalware, j’ai décidé, plutôt que d’installer la version stable, de prendre la version testing. Ainsi, je pourrai faire une comparaison rapide entre cette branche de cette distribution et celle d’Arch Linux. Effectivement, Frugalware me rappelle beaucoup Arch Linux, au moins à cause de son gestionnaire de paquet, mais aussi par son installation.
L’installation, venons-y justement. Comme pour Arch Linux, l’utilisateur est guidé par un assistant qui se charge de lancer cfdisk (ou autre), de monter les partitions, de les formater, puis d’installer les paquets. L’installateur n’est pas encore totalement au point, puisque j’ai eu le droit à une erreur de segmentation alors qu’il rencontrait une situation imprévue (ou du moins non gérée par les développeurs).
Si l’on a téléchargé toutes les images CD ou DVD, on peut installer tout le système. Sinon, le mieux est de n’installer qu’un ensemble minimal de paquets, et d’installer la suite à partir du réseau après le premier redémarrage. J’ai opté pour la seconde solution, et je n’ai rencontré aucun problème. GDM est installé automatiquement lors de l’installation de GNOME et la configuration du système est mise à jour automatiquement pour afficher l’écran d’accueil au démarrage.
Le démarrage est assez rapide, du moins, autant que celui d’Arch Linux, et bien plus que celui d’Ubuntu. L’apparence de GNOME est classique et ce n’est pas plus mal, quand on voit les horreurs de certaines distributions. Frugalware propose plusieurs outils graphiques qui permettent de régler certains paramètres. Par exemple, on retrouve un programme qui permet de gérer les services lancés à chaque niveau d’exécution, ou encore une interface graphique pour pacman-g2. Le premier utilitaire ne m’a pas posé de problème, mais le second plantait à chaque fois que je voulais ajouter ou supprimer un paquet. Ce n’est pas très important, je préfère utiliser pacman en ligne de commande.
Je vais terminer ce bref essai par un point noir. Je possède une carte Wi-Fi équipée d’un chipset Broadcom. Le pilote bcm43xx est désormais considéré comme obsolète, et deux pilotes le remplacent : b43 et b43legacy. Ils sont censés mieux prendre en charge le matériel, et surtout, autoriser un débit supérieur à 24 Mb/s. C’est donc fort logiquement que le pilote b43 était chargé à la place de l’ancien. Malheureusement, je n’ai jamais réussi à me connecter à mon point d’accès avec ce pilote, ni avec b43legacy. L’utilitaire de connexion wpa_supplicant ne trouvant aucun point d’accès lors de son scan (mon point d’accès est caché, mais cela ne pose pas de problème avec l’autre pilote), il m’était impossible de me connecter et je devais recharger l’ancien pilote manuellement (avec les fichiers de firmware adéquats). Le déchargement du module b43 plantait à chaque fois et j’avais le droit à un petit dump. Je ne pense pas que le problème vienne de cette distribution, et je n’ai pas encore eu le temps de tester ce pilote sur Arch Linux. J’y reviendrai sans doute dans un prochain billet.
Vous pouvez consulter l’album Frugalware dans la galerie photos du site.
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