Linux 64 bits, pas encore prêt ?
Est-il possible d’utiliser une distribution GNU/Linux 64 bits dans la vie de tous les jours ? C’est en quelque sorte la question que je me suis posée lorsque j’ai installé Arch Linux 64 bits il y a quelques semaines.
Comme vous pouvez vous en douter, la réponse est loin d’être manichéenne. L’installation n’a pas posé de problème particulier et tout le matériel a été reconnu. Ce qui pose un problème dans certains cas, ce sont les applications. Effectivement, si la majorité des applications sont disponibles en format binaire 64 bits ou sous formes de sources, une minorité, dont le code est propriétaire, manque à l’appel. Deux éditeurs me viennent tout de suite à l’esprit ; il s’agit d’Adobe avec son plugin Flash et Sun avec son plugin Java pour les navigateurs Internet. Mais on peut aussi constater l’absence d’Opera… Dans la plupart des cas, il existe des alternatives Open Source, et, si les binaires ne sont pas disponibles, il suffit de compiler les sources.
Pourtant, si l’on désire à tout prix à avoir les plugins de Sun et d’Adobe, il est possible de contourner le problème en utilisant une version 32 bits avec un utilitaire. Pour les programmes qui sont seulement en 32 bits, comme Wine, l’installation de certaines bibliothèques 32 bits fait normalement l’affaire. Oui, mais là, on est loin de l’utilisation facile que veulent mettre en avant Ubuntu ou Mandrake. Je ne vois pas l’utilisateur novice chercher plus de cinq minutes comment profiter d’un jeu en Java dans son navigateur, ou encore essayer de comprendre pourquoi telle ou telle application n’est pas compatible avec son système.
D’un autre côté, ce n’est pas tellement un problème, puisque le grand public, qui connaît à peine Linux, est loin de s’intéresser au 64 bits. Mais il faudra bien y passer tôt où tard, au moins pour adresser toute la mémoire de la machine lorsque cela sera nécessaire. Au rythme où les constructeurs qu’on a besoin de toujours plus de mémoire, ce moment pourrait arriver plus vite que prévu. Espérons que d’ici là, certains éditeurs auront compris l’intérêt de proposer leurs applications en 64 bits, même si la demande est faible.
Je conclurai ce billet en avouant que je suis repassé à la version 32 bits d’Arch Linux, la version 64 bits ne m’apportant rien, à part des complications.
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En ce qui concerne le monde des serveurs, il me semble qu’aujourd’hui acheté un serveur 32 bits n’est plus possible.
Les constructeurs ne proposent plus que du 64, ce qui est normal car les serveurs embarque généralement au minimum 4Go de ram.
La démocratisation du 64 bits se fera peut-être par le voie des constructeurs …
Pti-seb
10 mar 2008 à 9h24
Il est clair que je parlais des PC de maison que M-tout-le-monde utilise. Et bien que les processeurs soient compatible depuis quelques années, il y a toujours le problème des logiciels. Je pense plutôt aux éditeurs plutôt que les constructeurs maintenant.
Mathieu
13 mar 2008 à 23h38