01 2008

Quand la culture des chiffres tourne au ridicule

Après l’objectif chiffré officieux pour les policiers, après l’objectif chiffré officiel pour les reconduites à la frontière, et enfin l’objectif chiffré pour les ministres, voici l’évaluation chiffrée des ministres : +1 si les travailleurs font des heures sup’, +1 si les Français visitent des musées…

Comme quoi, rien n’est impossible en France et on peut toujours faire plus ridicule et inquiétant. A quand les quotas et les notes sur les idées inqualifiables de ceux celui qui nous dirigent ?

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6 commentaires pour “Quand la culture des chiffres tourne au ridicule”

  1. Hummm… ça a l’air intéressant. Je sens bien que tu essaies de partager quelque chose mais… de quoi tu parles ? :D

  2. De “ça” (< < clic) part exemple. Mais j’aime pas trop parler politique, on se grille trop facilement et c’est trop sujet à polémique. Mais des fois ça fait du bien !

  3. Je comprends que cela puisse choquer mais je pense que cette formalisation des objectifs (et encore, comme c’est une nouveauté, le processus restera nécessairement très souple dans une pespective de gestion du changement à moyen ou long terme) est indispensable à la Gouvernance d’un Etat qui possède un grand potentiel mais qui n’arrive plus à évoluer dans le bon sens depuis belle lurette.

    Cet état de fait est indépendant de tout parti et est à la fois dû à l’ancrage du conservatisme dans notre culture et à un manque de courage des politiques. Notre président se distingue sur ce point, je ne sais pas quels seront les résultats mais ça donne une grande bouffée d’oxygène de retrouver des mesures qui visent à enfin dynamiser notre pays.

    Rendre des comptes ? Etre évalué sur nos actions ? Ce sont des pratiques courantes dans un certain nombre de nos entreprises alors pourquoi ne pas les appliquer à l’Etat ? Lorsqu’on a une stratégie, c’est-à-dire un cap à suivre et qu’on souhaite s’en approcher, ne faut-il une formalisation par des outils et des indicateurs qui permettent de mesurer l’avancement des objectifs ? Par quels moyens peut-on réelement contrôler (au sens de la maîtrise) l’évolution d’une entreprise aussi grande qu’est l’Etat ?

    Par ailleurs, comme le souligne l’article, ce “bulletin de notes” n’a pas pour objectif de sanctionner les ministres mais de rendre compte de ce qui va et de ce qui ne va pas.
    Les difficultés varient d’un projet à l’autre et l’idée est d’identifier clairement les paramètres qui posent problème.

    Pour moi, cette mesure “du bulletin de notes”, c’est plutôt une façon de s’organiser, de tenter d’agir de façon méthodique et aussi d’innover en matière de pratiques culturelles classiques.

  4. Parce que l’Etat n’est pas censé être une entreprise. Et, alors qu’on sait pertinemment que le système de notation à base de chiffres est inadapté à l’école, on l’applique aux ministres.

    Que cela serve à sanctionner ou non, c’est l’idée même de l’obligation chiffrée notée qui m’inquiète. Que les ministres rendent des comptes, c’est normal, mais je ne pense pas que Mr Sarko soit précurseur sur ce sujet.

  5. Dans “bulletin de notes”, c’est plutôt le concept d’évaluation qu’il faut retenir et non une évaluation chiffrée bête et méchante telle qu’on la pratique à l’école.

    Citation du premier ministre :

    “Il ne s’agit évidemment pas de noter les ministres, on n’est pas à l’école, il s’agit d’évaluer les politiques pour, le cas échéant, redresser la situation quand un engagement n’est pas tenu”, a expliqué le premier ministre, en marge d’un déplacement à Basse-Terre (Guadeloupe).”

  6. Comme je le disais juste au-dessus, je ne crois pas que les précédents ministres ne devaient rendre aucun compte, donc pour moi, rien de nouveau, à part l’apparition d’une soit-disante note inutile et risible.

    Après, on peut voir du bon en disant que c’est une évaluation plus précise et à prendre comme telle.

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