Debian 4.0 (Etch) officiellement stable !
Un évènement de cette ampleur est tellement rare (j’exagère un peu sans doute) que ça vaut bien un billet sur ce petit blog… Ainsi, après 21 mois de développement, la version 4.0 de Debian, surnommée Etch, est enfin disponible en version stable.
Que veut dire stable ? Les mauvaises langues diront que ce terme correspond à la partie utilisable de Debian, mais qu’elle n’est bien évidemment pas à jour. Les défenseurs de cette distribution qu’il s’agit de la partie regroupant les versions éprouvées, fonctionnelles et utilisables des programmes. Ainsi, oubliez Openoffice.org 2.2, Gnome 2.18 et le noyau 2.6.20 et laissez place à Openoffice.org 2.0.4a, Gnome 2.14 et au noyau 2.6.18. Mais ce retard n’est pas pour autant un désavantage pour cette distribution qui a su trouver sa place depuis de nombreuses années et qui a servi de base pour d’autres telles Ubuntu ou Knoppix.
Pour une station de travail rien ne sert d’avoir la toute dernière version des programmes sans savoir si ceux-ci sont assez stables pour être utilisés avec confiance dans un environnement de travail. Cette remarque vaut encore plus pour les serveurs où une version parfaitement fonctionnelle est préférable à la dernière version qui n’apporte pas toujours de fonction utile. Ceux qui ont pris l’habitude de se moquer des retards pris dans le développement de cette distribution (et j’en fais partie) n’ont donc qu’à se tourner vers Ubuntu (s’ils désirent garder le système de gestion de paquets) ou vers ArchLinux (et j’en passe). Ces dernières sont certes plus à jour que Etch mais peuvent poser plus de problèmes qu’une version stable de Debian. Autrement, il reste les branches testing et unstable, mais gare aux mises à jour…
Cette nouvelle mouture arrive donc avec quelques mois de retard et semble déjà dépassée, mais elle ravira, comme à son habitude (je m’avance peut-être un peu là), les utilisateurs fidèles de cette distribution, et c’est tout ce qui importe non ?
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Je lis avec attention tes articles, mais en tant que béotien Linux, je ne savais pas qu’il existait des distributions sans gestion de paquets… Arch, y’a pas de gestion de paquets ?
En fait je me suis sans doute mal exprimé, mais la plupart des distributions ont un système de gestion de paquets, mais plus ou moins performant. Ainsi je crois que j’aurais du mal à revenir à celui de Fedora/Red Hat/Mandriva (les RPM) au vu de la facilité d’utilisation de celui de Debian (qu’Ubuntu utilise aussi). Quant à ArchLinux, il utilise un autre style de paquets, très pratique lui aussi.